Le Conseil communal avait inclus la proposition de vente dans un rapport traitant aussi de trois autres domaines qu’il juge utile de conserver. Le groupe POP a dans un premier temps présenté un amendement pour que chaque vente soit traitée séparément, puis s’est opposé à la vente des deux domaines précités, soutenant sa position avec des arguments paysagers, écologiques, économiques, sociaux et politiques. Les deux ventes ont toutefois été acceptées par le Conseil général, avec de nombreuses abstentions au moment du vote.
Nous pensons qu’il serait juste que la population de Val-de-Travers ait son mot à dire. La vente de Longeaigue nous inquiète d’un point de vue écologique et de la protection des eaux. La destruction pure et simple d’une haie sans réflexion sur comment maintenir une telle structure sur le site nous interpelle fortement. De plus, ce terrain abrite un tilleul remarquable qui doit, à notre avis, appartenir à la communauté.
Intérêt touristique et environnemental
Concernant Les OEuillons, outre l’intérêt touristique du site, la commune a investi plus de 300’000 francs pour assainir ce domaine ces cinq dernières années. Il est maintenant proposé à la vente pour 250’000 francs. Nous ne comprenons pas la logique du Conseil communal dans cette décision.
Si nous maintenons ces domaines dans notre patrimoine, nous pourrons aussi garder le contrôle sur la manière dont ils sont exploités. Longeaigue est un domaine qui ne coûte rien à Val-de-Travers et rapporte une petite rente stable. Quant aux OEuillons, nous proposons d’attendre la fin du bail de l’occupant actuel en 2025, tout en préparant un projet touristique intéressant et écologique, afin de profiter de ce lieu de passage des touristes qui montent au Creux-du-Van.
Référendum lancé
Nous souhaitons que la population puisse trancher sur cette question et avons décidé de lancer un référendum à niveau communal. Il nous faut 880 signatures. Comme nous sommes une petite section, nous avons publié un appel aux habitantes et habitants de Val-de-Travers dans l’hebdomadaire local pour leur demander de l’aide à la récolte de signatures. À ce jour, nous avons été contactés par 16 personnes auxquelles s’ajoutent tous les camarades et sympathisants qui s’étaient déjà engagés auparavant. Nous croyons que nous arriverons au nombre nécessaire.
Les personnes qui nous aident à réclamer ces deux référendums ne sont pas forcément des militants de gauche – au contraire, les motivations varient beaucoup.
Il y a des amis de la nature et des animaux, des habitants qui souhaitent soutenir les exploitants actuels de ces domaines agricoles, ou simplement des citoyennes et citoyens qui ne sont pas d’accord avec la façon dont la vente a été décidée. Il est touchant de participer à cette action démocratique où, pour une fois, nous allons au-delà de nos différences pour unir nos voix et contester un acte législatif qui ne nous paraît pas correct.
POP de Val-de-Travers