Managed care ? Please speak french !

Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. Il suffit de cette maxime, que vous avez certainement en mémoire, pour juger le projet de managed care, qui sera soumis prochainement à nos suffrages. Nos apprentis législateurs disposaient de quatre langues nationales pour exprimer leurs idées et tout le...

Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. Il suffit de cette maxime, que vous avez certainement en mémoire, pour juger le projet de managed care, qui sera soumis prochainement à nos suffrages. Nos apprentis législateurs disposaient de quatre langues nationales pour exprimer leurs idées et tout le monde aurait su de quoi il s’agissait. Ils ont préféré user d’un patois étranger ! Et pourquoi pas le zoulou ? Ou le javanais ? Ils durent penser que leur affaire serait mieux acceptée si les citoyennes et les citoyens ne comprenaient pas de quoi il s’agissait. Les bonimenteurs qui vendaient autrefois de la poudre de perlimpinpin sur les champs de foire ne s’y prenaient pas autrement pour abuser les naïfs. Alors NON, NON et NON ! Pas de ça chez nous, pas de managed care. Nous n’allons pas acheter chat en sac ! Qu’on nous dise clairement, en nos langues respectives, ce que l’on projette en réalité, et que ces Messieurs et Dames de Berne nous expliquent honnêtement leurs projets. Parler pour ne pas être compris, c’est aussi une manière de mentir.

Etienne Broillet, Neuchâtel