Pour un observatoire de la santé au travail

Des rythmes de travail devenus délirants, des horaires de travail qui se prolongent au-delà du raisonnable, des contrats de travail toujours plus précaires, des pressions de toutes natures et toujours plus grandes, de diaboliques chantages aux licenciements ont des effets très pervers sur la santé des travailleurs. Le cynisme n’a pas de limites, le mobbing...

Des rythmes de travail devenus délirants, des horaires de travail qui se prolongent au-delà du raisonnable, des contrats de travail toujours plus précaires, des pressions de toutes natures et toujours plus grandes, de diaboliques chantages aux licenciements ont des effets très pervers sur la santé des travailleurs. Le cynisme n’a pas de limites, le mobbing est trop souvent ignoré, voir même ses victimes méprisées. La loi du silence est la norme en la matière, l’ignorance crasse est une ignominie pour ceux qui en souffrent.

Ces phénomènes pernicieux devraient faire l’objet d’études détaillées. Pour ce faire, il faudrait mettre en place une structure qui établisse des statistiques et des analyses, pour étudier le contexte psychosocial des entreprises et de son impact sur la santé des travailleurs. L’instauration d’un observatoire de la santé au travail permettrait d’étudier les coûts induits pour les personnes qui subissent cet accroissement des pressions, pour le système de santé et contre l’accroissement de l’absentéisme en entreprise. A partir de là, on pourra plus facilement étudier et mettre en place des solutions qui permettent d’alléger les souffrances et les coûts pour ceux qui en sont les victimes. La santé est l’affaire de tous, un observatoire de la santé au travail, permettrait de faire une meilleure information sur les problématiques de la santé au travail, de faire prendre conscience au public du contexte psychosocial et de l’influence que ce dernier a sur la santé des travailleurs. Un observatoire de la santé au travail serait tout indiqué pour mettre en évidence l’utilité d’une caisse maladie unique. Principe combattu de manière forcenée par une droite patronale rétrograde, enfoncée dans ses dogmes idéologiques.

Pour en finir avec l’amoralité de la souffrance au travail, il est important de rappeler que la santé est l’affaire de tous, ainsi se serait faire justice à tous ceux qui souffrent dans leurs corps et dans leurs âmes à cause de conditions de travail péjorées, trop souvent oubliées. La pire injustice faite aux travailleurs est le déni de leurs souffrances.

Thierry Cortat